lundi 3 septembre 2012
mercredi 22 juin 2011
A prendre dans vos bagages!
"- Le petit Gus, tu connais?
- Non
- Gaspard l'a adoré! Tiens, il veut le prêter à Jean.
- Génial! Merci."
Et voilà que Jean le dévore, le prête à son frère qui le lit aussi très vite. Bon, faut vraiment que je le lise. Et puis, Le petit Nicolas, j'avais beaucoup aimé quand j'étais petite. D'ailleurs, Claudine Desmarteau, l'auteur, dit que son Petit Gus est un hommage à René Goscinni et Jean-Jacques Sempé à qui elle dédie cette histoire. Alors pourquoi ne pas partir à la découverte des aventures de Gus dans la cour de récré et le monde d'aujourd'hui. Au revoir années 60 et bonjours année 2000!
Ellles ne sont pas toujours tendres ces années pour un garçon de 10 ans qui porte "un vieux prénom moche" au lieu de s’appeler "Brad, Bob ou même Brian". Pas de chance "les vieux prénoms moches étaient à la mode le jour où il es né". Entre une grande sœur de 14 ans, Delphine, qui écoute du Nirvana à fond et qui collectionne les têtes de mort,et un grand frère Romain qui porte "des pantalons trop horribles", drague sur MSN et collectionne "les notes à un seul chiffre", Gus vit sa vie de petit gars de CM2 avec ses questionnements et ses réflexions, ses soucis de cour de récré et les injustices du monde. Tout ne va comme il veut à la maison: il faut partager un seul ordi pour toute la famille, il faut tuer les chatons de Monica la chatte de la maison qui traine avec les matous, il ne faut pas regarder la télé en mangeant. Et dans le monde aussi tout ne tourne pas rond. Pourquoi ne donne-t-on pas de travail et une maison aux clochards? est-ce que les jeunes toucheront une retraite? Est-ce que la terre est foutue?
Avec un ton et un langage très simple, des illustrations bien senties, Claudine Desmarteau dresse le portrait d'une famille d'aujourd'hui où l'on se retrouve! Les enfants s’engueulent et se consolent, les parents s'énervent et râlent sur leur quotidien... Un vrai plaisir de lecture où le petit Gus m'a épaté sur ses réflexions sur notre société de consommation...N'hésitez pas à vous le procurer pour vos enfants mais aussi pour vous!
[Franchement, je suis content de pas être une fille, parceque les filles, elles passent leur temps à tomber amoureuses alors que c'est tellement plus chouette d'être un Seigneur et Maître, d'avoir une amrée à ses ordres et de zigouiller des orques. Mais les filles ne comprennet rien aux jeux intelligents. Je ne veux pas être raciste ou quoi, mais je trouve que leur bêtise est mille fois plus pénible que celles des garçons. Ce que je leur repproche, aux filles, c'est quelles détestent trop. Il faut TOUJOURS qu'elles aient quelqu'un à détester; Et quand elles détestent, c'est du sérieux, ça dure, c'est garantit un an au moins. Un garçon qui déteste, il donne un coup de poing, et après ça va mieux]
Extrait annoté par un jeune lecteur...
jeudi 20 janvier 2011
Berceuse
Si j'ai fini 2010 sur un coup de cœur me faisant découvrir l'Argentine, j'entame cette nouvelle année avec un livre magnifique contant l'exil d'une jeune vietnamienne au Canada.
Cette enfant, devenue femme, se raconte, dans le désordre, à travers ses souvenirs tendres, dramatiques et parfois drôles, des tableaux de quelques lignes, des portraits fabuleux qui restituent un peu de l'histoire du Vietnam et de ses exilés. Le ton est délicat et poétique, l'écriture fluide et fraiche. Les mots se répondent.
Je suis ressortie de cette lecture remplie de calme et de sérénité, transportée par les mots si simples et cette écriture envoutante. Un premier roman, un très beau livre!
"Mes parents nous rappellent souvent, à mes frères et à moi, qu'ils n'auront pas d'argent à nous laisser en héritage, mais je crois qu'ils nous ont déjà légués la richesse de leur mémoire, qui nous permet de saisir la beauté d'une grappe de glycine, la fragilité d'un mot, la force de l'émerveillement. Plus encore, ils nous ont offert des pieds pour marcher jusqu'à nos rêves, jusqu'à l'infini."
"Elle les mélangeait avec du riz fumant servi dans un bol bleu et blanc au rebord couvert d'un anneau en argent, pour éviter les ébréchures. Si l'on tendait ces bols devant le soleil, on pouvait voir des parties translucides dans les reliefs. Leur qualité se vérifiait par ces lueurs exposant les nuances de bleu des motifs. Ces bols se sont logés doucement dans le creux des mains de ma tante à chaque repas, chaque jour, pendant des dizaines d'années."
jeudi 23 décembre 2010
Mon coup de coeur de l'année pour ce roman d'Elsa Osorio Luz ou le temps sauvage. J'ai suivi Luz dans la recherche de ses origines et avec elle, j'ai découvert l'histoire récente de son pays, l'Argentine: la dictature militaire, ses détenus politiques et ses disparus, ses enfants volés et clandestinement adoptés par les familles des militaires, policiers ou proches du pouvoir, ses grands-mères de la place de Mai. Un livre bouleversant!
jeudi 28 janvier 2010
mardi 6 octobre 2009
Mutation de la poule
"En moins d'un mois de fréquentation assidue, mon père réussit le tour de force d'entrer dans ce monde des volailles et de devenir l'un des membres de la société gallinacée, bien qu'il n'eût pas une plume. Il en dégringola ensuite tous les échelons l'un après l'autre jusqu'à ne plus être considéré que comme la plus faible des poules du groupe. Parti du statut d'homme, il se métamorphosa, non pas en coq, mais en la plus misérable des poulettes. Ma mère devait rester à ses côtés quand il picorait sa pitance, de peur que sa gamelle ne soit pillée par tout le poulailler" - Carole Martinez - Le coeur cousu
Une réponse à Middle of nowhere avec un clin d'oeil à Madame La poule.
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